Suzette et le temps qui passe

La paix soit sur vous enfants de la terre,

Je suis Adama,

Par où commencer, il y aurait tant à dire, tant à enseigner, tant à apprendre aussi, laissez moi vous dire que nous sommes fiers de vous, nous vos « grands frères et soeurs », depuis des millénaires nous assistons à votre évolution et en un quart de siècle vous avez fait plus qu’en plusieurs millénaires.

Tout va vite ces derniers temps n’est-ce pas, comme si la Terre elle-même avait accéléré drastiquement sa propre vitesse... lorsque les cœurs s’éveillent mes frères et soeurs c’est exactement cette sensation qui est ressentie, cette sensation de palpitation, d’engouement mais aussi de chute, d’évanouissement, comme si les contraires se vivaient à tour de rôle comme un échange de balle. Rassurez-vous chers enfants de la Terre, vous êtes exactement à votre juste place, dans tout ce temps qui semble défiler à toute vitesse vous Êtes et c’est là le principal car aussi longtemps qu’il y a la vie il y a sensation de cette vie et c’est dans cette sensation que tout se joue en vérité, ni plus ni moins.

Laissez moi maintenant vous raconter l’histoire d’un de nos plus grands conteurs :


Au pays des milles et unes couleurs vivait une fée, cette fée s’appelait Suzette et avait parfois quelques problèmes à trouver sa place dans cet imbroglio de couleurs, un beau jour un oiseau noir de jais s’avança vers elle la toisant du regard. Ne sachant comment réagir Suzette avança :

‘'Bonjour comment t’appelles-tu ?’’

Pas de réponse, s’enhardissant davantage elle osa alors :

‘’Eh bien tu ne sais donc pas parler ?’’

Le corbeau, indifférent, tourna la tête puis s’envola, Suzette en resta pantoise. C’est alors que le ciel s’obscurcit, les nuages se dégradèrent des milles couleurs originelles au noir le plus obscur que quiconque ait jamais connu, Suzette effrayée commença à voler, voler en quête d’un abri et essayant tout en même temps de trouver une raison à ceci. Mais voilà, rien n’y faisait, malgré tous les efforts, toute la distance qu’elle avait parcouru, tout s’assombrissait toujours un peu plus. C’est alors qu’elle décida de s’arrêter, puisque le ciel semblait perdre sa raison il valait tout aussi bien qu’elle ne se fatigue pas davantage. Quelques jours passèrent ainsi, Suzette tantôt sereine tantôt paniquée attendait patiemment que ce nouveau jour se lève...

Et puis soudain, patatras, l’oiseau réapparu comme de nulle part droit devant elle lui disant cette fois :

‘’Eh bien alors jeune fée, pas encore perdu ses couleurs ?’’ d’un ton narquois et moqueur.

La jeune fée rit de bon cœur à cela lui rétorquant :

‘’Eh bien non vois-tu j’ai appris ces derniers jours que la pluie comme le beau temps sont en fait des indices ou des balises nous indiquant le chemin de la bonne humeur.’' Et sur ces paroles elle s’en alla joyeusement.


Pouvez-vous voir la morale dans cette histoire mes frères et soeurs de la Terre, rien ne dure jamais et pour peu que les épreuves semblent s’éterniser parfois, rien ne dure en réalité, ainsi comme cette fée souriez à ce qui ne dure jamais car comme elle, vous ne saurez jamais ce qui sera et pourtant vous vivrez joyeusement. La vie est ainsi faite frères et soeurs de la Terre qu’un simple regard suffit à transformer la réalité que vous vivez, ainsi, qu’attendez-vous, soyez les acteurs joyeux de votre scène de vie, tout en sera ainsi plus vivant à l’intérieur de vous et ce, en tout temps.

Sachez que tout a toujours une raison d’être mais que celle-ci est souvent bien moins importante que le simple fait de respirer, d’humer et finalement d’aimer.

La fraternité de Telos vous salue, frères et soeurs en surface, Namasté.

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© 2020 Guillaume Lemé

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